{"id":905,"date":"2011-08-24T13:54:34","date_gmt":"2011-08-24T12:54:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/?p=905"},"modified":"2025-02-19T13:39:57","modified_gmt":"2025-02-19T12:39:57","slug":"a-pleyel-un-orchestre-sinon-rien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/a-pleyel-un-orchestre-sinon-rien\/","title":{"rendered":"Pleyel et d\u00e9cibels"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-4181\" style=\"display: none;\" src=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/Days-Off-100x100.jpg\" alt=\"Days-Off\" width=\"100\" height=\"100\" \/>A Paris, les places de concert s\u2019ach\u00e8tent si longtemps \u00e0 l\u2019avance qu\u2019il suffit parfois de plusieurs semaines de trajets laborieux en RER pour oublier ces moments pourtant tant attendus. Les trois mois d\u2019attente me s\u00e9parant du concert des <strong>Fleet Foxes<\/strong>, programm\u00e9s \u00e0 la <strong>salle Pleyel<\/strong> dans le cadre du festival <strong>Days Off<\/strong>, ne m\u2019ont pas pour autant rendue totalement amn\u00e9sique. Bien au contraire, j\u2019en \u00e9tais presque \u00e0 rayer sur mon agenda chaque jour qui tardait \u00e0 passer, pour me rapprocher au plus vite de ce fameux 4 juillet 2011, de ces superbes chants polyphoniques qui allaient s\u2019\u00e9lever de ce ch\u0153ur de folkeux inspir\u00e9s et transporter le public de Pleyel bien plus loin qu\u2019avec une valse de Chopin (comment \u00e7a j\u2019exag\u00e8re ?!).<\/p>\n<p>Malheureusement, c\u2019est le concert en lui-m\u00eame qui ne m\u2019a pas laiss\u00e9 un souvenir imp\u00e9rissable. Enfin, l\u00e0 c\u2019est s\u00fbr, j\u2019exag\u00e8re : mes tympans, eux, se rappellent encore tr\u00e8s bien de cette douloureuse exp\u00e9rience\u2026 En fait, nos renards chevelus ne sont pas uniquement f\u00e9rus de guitare acoustique, mais aussi d\u2019instruments \u00e9lectriques, ce qui, loin d\u2019\u00eatre un d\u00e9faut, tend m\u00eame sublimer leurs merveilleuses harmonies vocales\u2026 Except\u00e9 ce soir-l\u00e0, \u00e0 Pleyel. Ainsi, d\u00e8s que nos amis mouillent leurs chemises \u00e0 carreaux sur leurs guitares \u00e9lectriques (c&#8217;est-\u00e0-dire pendant tout le concert), leur c\u00e9leste musique se transforme en bouillie sonore \u00e9pouvantable. Au d\u00e9but, je me demande si mes tympans sont les seuls \u00e0 souffrir le martyre et s\u2019il ne faut donc pas que je consulte au plus vite un ORL. C\u2019est alors que de part et d\u2019autre de la salle, le public commence \u00e0 gronder, enjoignant l\u2019ing\u00e9nieur du son \u00e0 baisser le volume, tandis que <strong>Robin Pecknold<\/strong>, g\u00ean\u00e9, nous explique que, curieusement, la veille, lors d\u2019un festival en plein air, ils avaient d\u00fb au contraire monter le son \u00e0 plein tube ! Alors\u2026Qui est donc responsable de ce massacre ?! Les<strong> Fleet Foxes<\/strong> n\u2019y sont pour rien, c\u2019est ind\u00e9niable, et je plains le groupe qui fait son possible, \u00e0 chaque morceau, pour jouer \u00ab moins fort \u00bb, et qui nous demande \u00e0 plusieurs reprises si tout se passe bien d\u00e9sormais\u2026 Malheureusement, non : la cacophonie \u00e9puise mes tympans jusqu\u2019au rappel et au-del\u00e0. De plus, tout au long du concert, un son franchement d\u00e9sagr\u00e9able, semblant provenir d\u2019un ampli, parasite le peu de moments de gr\u00e2ce apport\u00e9s par des ch\u0153urs \u00e0 capella.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les plaintes, le public finit par r\u00e9agir favorablement aux imparables <strong>\u00ab WhiteWinter Hymnal \u00bb,<\/strong> <strong>\u00ab Ragged Wood \u00bb<\/strong>, <strong>\u00ab Lorelai \u00bb<\/strong> ou encore <strong>\u00ab Blue Ridge Moutains \u00bb<\/strong>. Leurs oreilles ont peut-\u00eatre trouv\u00e9 refuge aupr\u00e8s de cotonneuses boules Quies ? Mes oreilles sont quant \u00e0 elles extr\u00eamement d\u00e9\u00e7ues par le niveau sonore d\u00e9sastreux de ce concert\u2026Moi qui pensais que l\u2019acoustique de Pleyel allait magnifier le folk baroque de mes renards ador\u00e9s\u2026<\/p>\n<div class=\"fitvids-video\"><iframe loading=\"lazy\" width=\"660\" height=\"371\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Pgv6dKV03dA?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allowfullscreen><\/iframe><\/div>\n<p>Trois jours plus tard, je reviens \u00e0 Pleyel, munie cette fois de ravissants bouchons d\u2019oreille orange fluo et bien d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 sauver mes tympans d\u2019une seconde agression sonore. J\u2019ai h\u00e2te malgr\u00e9 tout de retrouver ces deux excellents songwriters scandinaves que sont <strong>Thomas Dybdahl<\/strong> et <strong>Peter Von Poehl<\/strong>, tant ces derniers, m\u2019ont, \u00e0 plusieurs reprises, totalement conquise gr\u00e2ce \u00e0 leurs prestations sc\u00e9niques sensibles et habit\u00e9es. L\u2019\u00e9l\u00e9gant Thomas Dybdahl ouvre cette nouvelle soir\u00e9e du festival Days Off en compagnie de l\u2019<strong>Orchestre National d\u2019Ile de France<\/strong>. Et l\u00e0, \u00f4 miracle, ce fut un v\u00e9ritable d\u00e9lice pour mes tympans (et sans bouchons d\u2019oreille !). Rien \u00e0 redire c\u00f4t\u00e9 son, encore moins c\u00f4t\u00e9 sc\u00e8ne. L\u00e9g\u00e8rement intimid\u00e9 en d\u00e9but de show par cette salle un peu hautaine, ce public sagement assis osant \u00e0 peine applaudir entre deux morceaux, le norv\u00e9gien r\u00e9ussit en effet \u00e0 d\u00e9coincer progressivement la foule avec son humour rafra\u00eechissant et ses compositions subtiles, oscillant entre soul, pop et country. Aujourd\u2019hui encore, je suis toujours sous le charme de l\u2019\u00e9poustouflante<strong> \u00ab One Day You&#8217;ll Dance for Me, New York City \u00bb<\/strong>\u2026<\/p>\n<p>Puis c\u2019est au tour du su\u00e9dois <strong>Peter Von Poehl<\/strong> d\u2019aller \u00e0 la rencontre de Pleyel, afin de pr\u00e9senter, en avant-premi\u00e8re, les chansons issues de son album <strong>Big Issues Printed Small<\/strong>, \u00e0 para\u00eetre en 2012. Mais c\u2019est sous une forme in\u00e9dite, accompagn\u00e9 d\u2019un orchestre \u00e0 vent, que le chanteur nous offre ses nouvelles cr\u00e9ations. L\u2019instant est magique, le son toujours impeccable. Je suis transport\u00e9e par ce concert envo\u00fbtant et d\u00e9licat, et plus encore par la divine <strong>\u00ab To The Golden Rose \u00bb<\/strong>, d\u00e9j\u00e0 disponible sur le single <strong>\u00ab Twelve Twenty One \u00bb<\/strong>. Finalement, les concerts pop r\u00e9ussissent plut\u00f4t bien \u00e0 la salle Pleyel, \u00e0 condition d\u2019avoir sur sc\u00e8ne plus de cordes sensibles, de vents frais du matin que de f\u00e9es \u00e9lectricit\u00e9 !<\/p>\n<div style=\"margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;\" class=\"sharethis-inline-share-buttons\" ><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A Paris, les places de concert s\u2019ach\u00e8tent si longtemps \u00e0 l\u2019avance qu\u2019il suffit parfois de plusieurs semaines de trajets laborieux<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":12276,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[109,352,353,354,355,356,357,358,359,360,361,362,363,364],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"3.0.2","language":"ru","enabled_languages":["fr","ru"],"languages":{"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":false},"ru":{"title":false,"content":false,"excerpt":false}}},"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/905"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=905"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/905\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12275,"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/905\/revisions\/12275"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12276"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=905"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=905"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=905"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}