{"id":17402,"date":"2022-08-01T14:28:00","date_gmt":"2022-08-01T13:28:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/?p=17402"},"modified":"2025-07-21T11:45:55","modified_gmt":"2025-07-21T10:45:55","slug":"rodrigo-cuevas-interview-rencontre-avec-un-agitateur-folklorique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/rodrigo-cuevas-interview-rencontre-avec-un-agitateur-folklorique\/","title":{"rendered":"Rodrigo Cuevas, interview : rencontre avec un agitateur folklorique"},"content":{"rendered":"<p><em>Cuevas, Rodrrrrigo Cuevas, retenez bien ce nom, car vous entendrez parler de lui ! <\/em>Paroles proph\u00e9tiques prof\u00e9r\u00e9es par un \u00e9trange personnage, mi-homme, mi-cr\u00e9ature \u00e9vad\u00e9e d&#8217;un conte des Asturies. Haut chauss\u00e9, car perch\u00e9 sur d&#8217;\u00e9tranges sabots \u00e0 plots, la taille serr\u00e9e plus que de raison dans une ceinture au d\u00e9roul\u00e9 infini, la moustache et l&#8217;oeil plus noirs que raison, jupe ondoyante, le voil\u00e0 donc, cet &#171;agitateur folklorique&#187; dont on nous avait tant parl\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Rodrigo Cuevas <\/strong>est bien loin pourtant de ce &#171;Freddie Mercury de l&#8217;\u00e9lectro paysanne espagnole&#187;* (ciel !) que la presse \u00e9gr\u00e8ne \u00e0 foison. Tout comme sur sc\u00e8ne, il est dans la vie <strong>un m\u00e9lange d\u00e9tonnant de suavit\u00e9, d&#8217;humour, d&#8217;enthousiasme et de m\u00e9lancolie<\/strong>, le tout dissimul\u00e9 derri\u00e8re le costume de sc\u00e8ne d&#8217;un \u00e9tonnant conteur \u00e0 la voix enchant\u00e9e. Mais comment en est-il venu \u00e0 devenir cet \u00eatre aussi \u00e9trange que talentueux, fin musicologue et porte \u00e9tendard de la cause homosexuelle &#8212; mais pas que, apr\u00e8s tout, nous sommes tous le &#171;feo&#187;, le &#171;Desdichado&#187; de quelqu&#8217;un, n&#8217;est-ce pas ? -, et futur com\u00e9dien d&#8217;Almodovar ou je mange mon chapeau !<\/p>\n<figure id=\"post-17407 media-17407\" class=\"align-center\">\n<div style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/rodrigo-cuevas-itw-photo-bertrand-noel1.jpg\" alt=\"Rodrigo Cuevas \u00a9 Bertrand No\u00ebl \/ Horsdoeuvre.fr\" width=\"500\" height=\"667\" \/><p class=\"wp-caption-text\">Rodrigo Cuevas \u00a9 Bertrand No\u00ebl \/ Horsdoeuvre.fr<\/p><\/div><\/figure>\n<p><em>Quand j\u2019\u00e9tais petit, <\/em><strong>confie Rodrigo Cuevas<em>, <\/em><\/strong><em>j\u2019aimais beaucoup la musique traditionnelle et la premi\u00e8re chose que j\u2019ai fait avec l\u2019argent de ma communion, c\u2019est de m\u2019acheter une ga\u00efta** ! Mais plus tard, j\u2019ai \u00e9tudi\u00e9 la musique classique, et j\u2019ai comme oubli\u00e9 que j\u2019aimais la musique traditionnelle. Je ne sais pas comment c&#8217;est arriv\u00e9, mais je l&#8217;ai bel et bien oubli\u00e9. Il m\u2019est arriv\u00e9 la m\u00eame chose avec le village ou je vis d\u00e9sormais. C\u2019\u00e9tait le village de ma grand-m\u00e8re et quand j\u2019ai eu 14 ou 15 ans, je l&#8217;ai oubli\u00e9 : je suis parti vivre \u00e0 Barcelone car je pensais alors que je voulais vivre en ville.<\/em><\/p>\n<p>Images perdues des Asturies, chemins verts et for\u00eats bruissantes, sources des origines qui pleurent de l&#8217;eau claire ; palafites, ces dr\u00f4les de maisons qui semblent marcher avec leurs grandes jambes de bois, comme, de l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 du r\u00eave &#8212; et du mur invisible -, d\u00e9ambule la cabane sur des pattes de poules. Souvent l&#8217;on oublie ce que l&#8217;on ne cesse de vouloir retrouver&#8230;<\/p>\n<p><em>Un jour, on m\u2019a invit\u00e9 \u00e0 un congr\u00e8s de musique \u00e0 Majorque et un soir, alors que je me trouvais dans une taverne<\/em>, <strong>confirme t-il<\/strong>, <em>un groupe jouait de la musique traditionnelle, improvisant sur le rythme de la zabomba. La zabomba c\u2019est comme un tambour mais avec un manche et \u00e7a fait &#171;boum boum boum, boum boum boum&#187; : \u00e7a m\u2019a litt\u00e9ralement fascin\u00e9. A partir de ce moment j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 que c\u2019\u00e9tait bien de la musique traditionnelle que je voulais faire. Je me suis donc mis a enqu\u00eater et pour cela je suis parti en Galice. C&#8217;est alors que je me suis souvenu du village de mon enfance, et que j&#8217;ai su que je voulais vraiment y vivre. En fait, je me suis souvenu de tout ce que je voulais faire et \u00eatre r\u00e9ellement, et ce n&#8217;\u00e9tait pas ce que l&#8217;on m&#8217;avait mis dans la t\u00eate, ou ce que je m&#8217;y \u00e9tais mis moi-m\u00eame, qui sait&#8230;<\/em><\/p>\n<figure id=\"post-17408 media-17408\" class=\"align-center\">\n<div style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/rodrigo-cuevas-itw-photo-bertrand-noel2.jpg\" alt=\"Rodrigo Cuevas \u00a9 Bertrand No\u00ebl \/ Horsdoeuvre.fr\" width=\"500\" height=\"667\" \/><p class=\"wp-caption-text\">Rodrigo Cuevas \u00a9 Bertrand No\u00ebl \/ Horsdoeuvre.fr<\/p><\/div><\/figure>\n<p><strong>&#171;Alal\u00e1&#187; <\/strong>arythmique dont l&#8217;origine myst\u00e9rieuse remonte \u00e0 la nuit des temps, ponctu\u00e9 de pauses \u00e0 capella ; mots qui sonnent comme les vestiges d&#8217;une langue primitive, accompagn\u00e9 de toute une\u00a0 formation avec gaita et requinta (une petite fl\u00fbte en bois) ou simplement psalmodi\u00e9e par des <strong>pandereiteiras<\/strong>, des chanteuses s&#8217;accompagnant seulement de tambourins, le folklore galicien semble incroyablement familier \u00e0 tous ceux qui connaissent la musique traditionnelle bretonne et plus largement, celte. Se r\u00e9p\u00e9tant \u00e0 l&#8217;infini, se d\u00e9roulant par boucles, il am\u00e8ne, exactement comme sa cousine des <strong>bagads<\/strong>, \u00e0 une forme de transe hypnotique o\u00f9 l&#8217;on croit entendre les clochettes de troupeaux bondissants ou le vent qui g\u00e9mit de la gr\u00e8ve \u00e0 la cime des arbres.<\/p>\n<p>Et qu&#8217;en pense t-il, lui, <strong>Rodrigo Cuevas<\/strong> : <em>Quand je vivais en Galice, j\u2019avais des voisines qui chantaient et qui \u00e9taient de tr\u00e8s bonnes pandereiteiras ; je passais beaucoup de temps \u00e0 jouer et chanter avec elles. C&#8217;est une sensation curieuse de s&#8217;apercevoir que l&#8217;on est en train d&#8217;apprendre tout un pan de la musique traditionnelle de son propre pays et de se rendre compte qu&#8217;on ne le connait pas, alors que je connaissais la musique traditionnelle de beaucoup d&#8217;autres r\u00e9gions ! C\u2019est comme \u00e7a que j&#8217;en suis venu \u00e0 \u00e9tudier la musique des Asturies.<\/em><\/p>\n<blockquote><p><strong>Soi de Verdiciu, nac\u00ed a la vera\/del Cabu Pe\u00f1es, xunto la mar<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>De ce travail de musicologue multi-instrumentiste, et de son penchant pour une modernit\u00e9 teint\u00e9e d&#8217;excentricit\u00e9 et de folie douce assum\u00e9e, <strong>Rodrigo Cuevas <\/strong>a fait sa marque de fabrique. Avec un incroyable sens de l&#8217;esth\u00e9tique, il n&#8217;h\u00e9site pas \u00e0 m\u00ealer la beaut\u00e9 aust\u00e8re des tenues traditionnelles, toutes de noir lumineux, avec la recherche haute en couleur des meilleurs designers espagnols &#8212; on pense \u00e0 Palomo Spain pour ne pas le citer, sur HdO on ne fait pas de publicit\u00e9 !*** &#8212; et a contribu\u00e9, que l&#8217;on nous pardonne le lieu commun, \u00e0 d\u00e9poussi\u00e9rer un genre musical qui, loin d&#8217;\u00eatre d\u00e9suet, continue, plus vivant que jamais, \u00e0 unir tout un peuple. <em>De la m\u00eame fa\u00e7on que j&#8217;aime utiliser la chanson, les percussions ou les histoires d&#8217;autrefois, <\/em><strong>affirme t-il<\/strong><em>, j&#8217;aime aussi utiliser les v\u00eatements traditionnels, les masques que l&#8217;on porte lors du carnaval. Ce que l&#8217;on nomme &#171;l&#8217;ancien monde&#187; a quelque chose de tr\u00e8s po\u00e9tique, et fait \u00e9norm\u00e9ment appel \u00e0 l&#8217;imagination.<\/em><\/p>\n<div class=\"su-youtube su-u-responsive-media-yes\"><iframe loading=\"lazy\" width=\"700\" height=\"440\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/-ERkpRtRHHA?\" frameborder=\"0\" allowfullscreen allow=\"autoplay; encrypted-media; picture-in-picture\" title=\"\"><\/iframe><\/div>\n<p>Moderniser, fusionner, m\u00e9langer les genres pour mieux les d\u00e9passer, Rodrigo Cuevas le fait aussi bien sur sc\u00e8ne que sur disque, comme en t\u00e9moigne son album <strong>&#171;Manual de Cortejo&#187;, <\/strong>fruit de son travail avec le musicien et producteur espagnol <strong>Ra\u00fcl Refree<\/strong>, internationalement\u00a0 connu d\u00e9sormais pour son travail avec des chanteuses comme <strong>S\u00edlvia P\u00e9rez Cruz <\/strong>ou la fadista <strong>Lina<\/strong>. Point de hasard pourtant : <em>je connaissais d\u00e9j\u00e0 bien le travail de Ra\u00fal et je l&#8217;appr\u00e9ciais beaucoup. Je l\u2019ai invit\u00e9 un jour \u00e0 l&#8217;un de mes concerts \u00e0 Barcelone et je lui ai propos\u00e9 de travill\u00e9 avec moi : il m&#8217;a dit oui<\/em>, <strong>confie Rodrigo<\/strong>. <em>Pour ce disque je voulais avant tout qu\u2019il s\u2019occupe des percussions et de la voix, deux \u00e9l\u00e9ments fondamentaux dans la musique traditionnelle des Asturies et du nord-est de l\u2019Espagne en g\u00e9n\u00e9ral. Cette collaboration a apport\u00e9 de l&#8217;\u00e9motion aux chansons, une profondeur au niveau du son et du sentiment sans rien ajouter de superflu. <\/em>Rien de plus facile quoi ! Du moins en apparence&#8230;<\/p>\n<p>Car ce &#171;Manuel d&#8217;amour courtois&#187; &#8212; la traduction et l&#8217;\u00e9quivalent en fran\u00e7ais sont difficiles -, tr\u00e8s fouill\u00e9, explore plusieurs pistes, plusieurs genres musicaux. M\u00ealant avec style la voix polymorphe de Cuevas \u00e0 des m\u00e9lodies purement &#171;folkloriques&#187; ou des sonorit\u00e9s \u00e9lectro, l&#8217;album se livre peu \u00e0 peu et prend tout son sens lors de ses performances sc\u00e9niques. <em>Mon &#171;Manual de Cortejo&#187; n&#8217;est pas un manuel consar\u00e9 \u00e0 l\u2019amour romantique \u00e0 proprement parler, <\/em><strong>souligne Rodrigo Cuevas<\/strong>, <em>pour moi, la courtoisie et la s\u00e9duction vont au-del\u00e0 de l\u2019amour, elles transcendent les genres, et s&#8217;appliquent m\u00eame \u00e0 l\u2019amiti\u00e9. Dans les danses traditionnelles, les mouvements chor\u00e9graphi\u00e9s ne servent pas uniquement \u00e0 danser avec un partenaire, ils permettent \u00e9galement de\u00a0 montrer que tu es un peu plus&#8230; comment dire ? Chanter, danser, r\u00e9v\u00e8lent ta personnalit\u00e9 la plus intime, ce que tu as au plus profond de toi ; il s&#8217;agit donc bien de la s\u00e9duction au sens large, une s\u00e9duction que les gens d\u2019autrefois exprimaient avec une grande \u00e9l\u00e9gance.<\/em><\/p>\n<figure id=\"post-17409 media-17409\" class=\"align-center\">\n<div style=\"width: 510px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/rodrigo-cuevas-itw-photo-bertrand-noel3.jpg\" alt=\"Rodrigo Cuevas \u00a9 Bertrand No\u00ebl \/ Horsdoeuvre.fr\" width=\"500\" height=\"667\" \/><p class=\"wp-caption-text\">Rodrigo Cuevas \u00a9 Bertrand No\u00ebl \/ Horsdoeuvre.fr<\/p><\/div><\/figure>\n<p>Voix anciennes, souvenirs de visages effac\u00e9s par le temps, les interludes parl\u00e9s de Rodrigo Cuevas, comme souvent les textes qu&#8217;il signe en tant qu&#8217;auteur-compositeur, racontent des histoires o\u00f9 se m\u00e8lent la joie et la piti\u00e9, la nature et la cruaut\u00e9 du sort, l&#8217;amour sorcier et les destins bris\u00e9s. Voici d&#8217;ailleurs venir <strong>La Tarabica<\/strong>, m\u00e9moire vivante de Gij\u00f3n (Xix\u00f3n en asturien), l\u00e9gende de la tradition orale des Asturies, et que dit-elle ? Pr\u00eatons l&#8217;oreille : <em>La Tarabica, <\/em><strong>pr\u00e9cise Rodrigo<\/strong>, <em>est n\u00e9e en 1926, \u00e0 Gij\u00f3n. Sa voix est d&#8217;ailleurs gard\u00e9e dans des archives sonores r\u00e9gionales, avec celle d&#8217;autres personnes \u00e2g\u00e9es. La Tarabica raconte certes l\u2019histoire de Gij\u00f3n mais pas seulement : elle nous conte tout un pan de l&#8217;histoie europ\u00e9enne, du franquisme, apr\u00e8s tout, n&#8217;a t-elle pas \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9e de quitter l&#8217;Espagne pour la France pendant un temps ?\u00a0 A travers sa propre histoire, elle raconte l\u2019histoire de tous, y compris celle de ces gens dits ordinaires qui sont tout un monde. C\u2019est magnifique <\/em><\/p>\n<blockquote><p><strong>Qu\u00e9 hermoso ser\u00eda morirse \/ Morirse siendo querido<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>&#171;Grandes&#187;, &#171;petites&#187;, ces adjectifs ne s&#8217;appliquent pas plus aux musiques qu&#8217;aux personnes, y compris \u00e0 celles qui, remplies d&#8217;humilit\u00e9, changent le destin de tous ceux qui les croisent. Deux yeux tr\u00e8s clairs, un sourire large comme la bont\u00e9, voici <strong>Rambal<\/strong>, &#171;maric\u00f3n de nacimiento&#187; (p\u00e9d\u00e9 de naissance) et transformiste, figure mythique de Gij\u00f3n, sauvagement assassin\u00e9 un soir de 1976 dans des conditions myst\u00e9rieuses. Le voil\u00e0 tendrement ressucit\u00e9 par Rodriguo Cuevas qui bien souvent, comme avec les images d&#8217;archives qu&#8217;il projette sur les murs de ses concerts, tombe le masque de l&#8217;humour &#8212; qu&#8217;il a d\u00e9vastateur &#8212; pour parler des choses qui lui tiennent vraiment \u00e0 coeur. Un coeur serr\u00e9 o\u00f9 la v\u00e9rit\u00e9 de l&#8217;art, traditionnel ou non, soulage car : <em>&#171;le monde des r\u00eaves et de la fantaisie y sont tr\u00e8s pr\u00e9sents, beaucoup plus en tout cas que dans notre r\u00e9alit\u00e9 actuelle qui n&#8217;est que mensonge, alors m\u00eame que le monde des r\u00eaves est un monde factice. Una mentira de una mentira&#8230;&#187;<\/em><\/p>\n<p>Heureusement, la vie de Rodrigo Cuevas n&#8217;est pas qu&#8217;un songe.<\/p>\n<div class=\"su-youtube su-u-responsive-media-yes\"><iframe loading=\"lazy\" width=\"700\" height=\"440\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/O82pIS2-vVU?\" frameborder=\"0\" allowfullscreen allow=\"autoplay; encrypted-media; picture-in-picture\" title=\"\"><\/iframe><\/div>\n<div style=\"background-color: #666666; padding: 10px 15px; color: #ffffff; font-size: 14px; margin-bottom: 15px;\"><strong>A d\u00e9guster avec un album de Rodrigo Cuevas<\/strong> ou avant (apr\u00e8s ?) un de ses concerts : un verre de cidre des Asturies, trouble et acidul\u00e9, \u00e0 servir de tr\u00e8s haut au-dessus de son verre (\u00e0 fond plat) pour l&#8217;a\u00e9rer, histoire d&#8217;accompagner quelques fruits de mer et, mieux encore, de d\u00e9licieux fromages de la r\u00e9gion comme le Cabrales, un fromage bleu de, euh, vache, ch\u00e8vre ou brebis (cocher la case) ou le Casin, attention avec ce dernier, \u00e7a d\u00e9pote\u00a0!<\/div>\n<p><strong>Rodrigo Cuevas sera en concert aux <a href=\"https:\/\/www.festival-interceltique.bzh\/artiste\/?artist_id=1191\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Interceltiques de Lorient<\/a> le 07\/08\/2022 \u00e0 21h30 au Kleub, et le 14 octobre 2022 au Roudour \u00e0 Saint-Martin des Champs (Morlaix)<\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/rodrigocuevas.sexy\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/rodrigocuevas.sexy\/<\/a><\/strong><\/p>\n<p><em>Photographies : <a href=\"http:\/\/www.bertrandnoel.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Bertrand No\u00ebl<\/a> pour HdO<\/em><\/p>\n<div style=\"font-size: small;\">* Dixit El Pais puis Telerama (1\/03\/22)<br \/>\n** Sorte de cornemuse<br \/>\n*** Mais on veut bien des v\u00eatements gratuits quand m\u00eame&#8230;<\/div>\n<div style=\"margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;\" class=\"sharethis-inline-share-buttons\" ><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cuevas, Rodrrrrigo Cuevas, retenez bien ce nom, car vous entendrez parler de lui ! 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