{"id":11253,"date":"2015-04-21T17:11:48","date_gmt":"2015-04-21T16:11:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/?p=11253"},"modified":"2015-12-24T18:27:40","modified_gmt":"2015-12-24T17:27:40","slug":"billie-holiday-lady-in-satin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/billie-holiday-lady-in-satin\/","title":{"rendered":"Billie Holiday, Lady in Satin"},"content":{"rendered":"<p><strong>Billie Holiday aurait eu 100 ans le 7 avril 2015. Pour c\u00e9l\u00e9brer ce centenaire, l\u2019excellente collection sp\u00e9cialis\u00e9e dans la musique, Rivages Rouge (des <a href=\"http:\/\/www.payot-rivages.net\/\" target=\"_blank\">\u00e9ditions Payot et Rivages<\/a>), sort une biographie singuli\u00e8re sur l\u2019ic\u00f4ne terrible du jazz : <em>Lady In Satin, Billie Holiday, portrait d\u2019une diva par ses intimes<\/em> de Julia Blackburn. L\u2019occasion de revenir sur cette chanteuse d\u2019exception.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Une gen\u00e8se dramatique du livre pour une diva dramatique<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft  wp-image-11268\" src=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-1.jpg\" alt=\"Billie Holiday\" width=\"179\" height=\"136\" srcset=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-1.jpg 435w, https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-1-399x303.jpg 399w, https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-1-394x300.jpg 394w\" sizes=\"(max-width: 179px) 100vw, 179px\" \/><\/a>Tragiquement, l\u2019\u00e9laboration de ce livre contribue sans le vouloir \u00e0 d\u00e9velopper une historiographie du drame autour du personnage de Billie Holiday. Durant les ann\u00e9es 70, une jeune femme nomm\u00e9e Linda Kuehl entreprend d\u2019effectuer des interviews de proches &#8212; et moins proches &#8212; de la chanteuse d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en 1959 pour tenter d\u2019\u00e9crire sa biographie. Elle accumule des heures et des heures d\u2019enregistrements pendant des ann\u00e9es. De mani\u00e8re brutale et inattendue, elle se suicide apr\u00e8s un concert de Count Basie \u00e0 Washington, en abandonnant derri\u00e8re elle ces innombrables et pr\u00e9cieuses archives sonores. C\u2019est cet exceptionnel mat\u00e9riau brut que r\u00e9cup\u00e8re la romanci\u00e8re anglaise Julia Blackburn trente ans plus tard.<\/p>\n<p><strong>Billie vue par son entourage&#8230;<\/strong><\/p>\n<p>Mais ces entretiens sonores sont dans un \u00e9tat de conservation m\u00e9diocre, ils sont confus, bruyants, et les t\u00e9moignages en eux-m\u00eames sont effectu\u00e9s sur des personnes souvent tr\u00e8s \u00e2g\u00e9es, peu fiables et physiquement atteintes &#8212; quasiment tous d\u2019anciens alcoolos ou shoot\u00e9s -, avec des r\u00e9cits contradictoires, tronqu\u00e9s ou d\u00e9form\u00e9s. De ce kal\u00e9idoscope d\u00e9sordonn\u00e9, la galerie de portraits de personnages peuplant Harlem dans les ann\u00e9es 30 \u00e0 50 (putes, macs, musiciens\u2026), est sans doute un des int\u00e9r\u00eats majeurs de cette \u00e9tonnante biographie qui d\u00e9crit, en creux, une \u00e9poque difficile o\u00f9 le jazz s&#8217;installe aux \u00c9tats-Unis, et dessine <strong>un portrait \u00e9mouvant et terriblement touchant de Lady Day, personnage hors norme et complexe.<\/strong><\/p>\n<div class=\"fitvids-video\"><iframe loading=\"lazy\" width=\"533\" height=\"400\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/bWtUzdI5hlE?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allowfullscreen><\/iframe><\/div>\n<p><strong>Eleanora devient Billie<\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9e Eleanora Fagan \u00e0 Philadelphie en avril 1915 d\u2019une m\u00e8re de 18 ans et d\u2019un p\u00e8re de 16, elle d\u00e9m\u00e9nage \u00e0 Baltimore durant son enfance et s\u2019installe d\u00e9finitivement par la suite dans Harlem \u00e0 New York. On a tout dit et tout entendu sur la vie de Billie. Tout est, malheureusement, souvent vrai. Une enfance \u00e9pouvantable, la prostitution, le viol, la drogue &#8212; tr\u00e8s t\u00f4t -, l\u2019alcoolisme, la prison, les institutions religieuses calamiteuses, des parents absents, des maris qui lui piquent son fric\u2026 L\u2019entourage quotidien de la jeune Eleanora est violent et tragique, <strong>mais l\u2019envie de chanter est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0. Irr\u00e9pressible. <\/strong>D\u00e8s qu\u2019elle a un peu de succ\u00e8s dans les clubs,elle change de pr\u00e9nom, reprend le nom de son p\u00e8re et devient Billie Holiday.<\/p>\n<p><strong><em>All Of Me.<\/em> Les diff\u00e9rentes facettes de Lady Day<\/strong><\/p>\n<p>Rep\u00e9r\u00e9e \u00e0 18 ans par John Hammond, elle joue avec Bennie Goodman, puis Louis Armstrong, Duke Ellington, Count Basie, Lester Young (son ami de toujours et fr\u00e8re de c\u0153ur), elle reprend les standards avec d\u00e9j\u00e0 cette <strong>voix atypique, rauque, sensuelle, \u00e9trangement intime<\/strong>, mais parfois avec une certaine l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 qu\u2019on oublie : <em>Nice Work If You Can Get It, A Fine Romance, Easy Living, The Man I Love<\/em>\u2026 La drogue et l&#8217;alcool font partie de sa vie &#8212; la d\u00e9fonce dans le jazz \u00e0 cette \u00e9poque est presque un euph\u00e9misme &#8212; mais Billie peut enfin s\u2019acheter ses fameux visons dans lesquels elle se prot\u00e8ge et qu&#8217;elle aime balancer sur une chaise quand elle entre dans un club, et s\u2019autoriser des gard\u00e9nias dans les cheveux. Ses deux caract\u00e9ristiques de diva du blues qui lui sont \u00e9ternellement associ\u00e9es. Les propositions de tourn\u00e9es commencent alors \u00e0 affluer.<\/p>\n<div class=\"fitvids-video\"><iframe loading=\"lazy\" width=\"533\" height=\"400\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/h4ZyuULy9zs?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allowfullscreen><\/iframe><\/div>\n<p><strong><em>Strange Fruit. <\/em>Et le sommet de sa gloire<\/strong><\/p>\n<p><em>Stange Fruit (1939)<\/em> est sans doute le titre qui a le plus contribu\u00e9 au succ\u00e8s de Billie Holiday, avec <strong><em>God Bless the Child<\/em><\/strong>. \u00c9voquant les Noirs lynch\u00e9s sauvagement par les Blancs sur les branches des arbres \u2013 pendants comme des \u00ab\u00a0fruits \u00e9tranges\u00a0\u00bb- dans le sud des \u00c9tats-Unis, cette sublime chanson parle \u00e9videmment de s\u00e9gr\u00e9gation et de crimes racistes. <strong>L&#8217;interpr\u00e9tation puissante, \u00a0intense et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e de Billie en fait un incontournable<\/strong>. Elle n\u2019a personnellement pas connu cette violence, mais a cependant subi de plein fouet le racisme en Am\u00e9rique. Billie est r\u00e9guli\u00e8rement refoul\u00e9e de certains clubs &#8212; et lieux publics &#8212; pour sa couleur de peau. <em>Strange Fruit<\/em>, est pourtant l\u2019un des ses plus grands succ\u00e8s m\u00eame aupr\u00e8s du public Blanc. Mais elle n&#8217;est pas dupe : \u201c<strong><em>On a beau se couvrir de satin blanc jusqu\u2019au nichons, se mettre des gard\u00e9nias dans les cheveux, ne pas voir de canne \u00e0 sucre \u00e0 perte de vue, c\u2019est comme si on travaillait toujours dans une plantation.<\/em><\/strong>\u201d<\/p>\n<p><strong><em>Lady In Satin. <\/em>L&#8217;album cr\u00e9pusculaire<\/strong><\/p>\n<p><em><a href=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft  wp-image-11269\" src=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-3.jpg\" alt=\"Billie Holiday\" width=\"179\" height=\"179\" srcset=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-3.jpg 450w, https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-3-100x100.jpg 100w, https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-3-399x399.jpg 399w, https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-3-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-3-32x32.jpg 32w, https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-3-64x64.jpg 64w, https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-3-96x96.jpg 96w, https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-3-128x128.jpg 128w, https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-3-150x150.jpg 150w\" sizes=\"(max-width: 179px) 100vw, 179px\" \/><\/a>Lady in Satin<\/em> (1958) est l\u2019avant dernier album de Billie. Consid\u00e9r\u00e9, en fait, comme le dernier. <strong>Ultime r\u00e9v\u00e9rence, douloureuse et poignante de Lady Day<\/strong>. Le musicien Ray Ellis raconte les enregistrements \u00e9prouvants de cet album dans le livre. Billie est alors totalement ravag\u00e9e par l\u2019alcool et la drogue, son corps se casse la gueule, litt\u00e9ralement. Elle est souvent incapable de chanter. Ecoeur\u00e9 par ce \u201ccalvaire\u201d, comme il nomme ces sessions lui-m\u00eame, Ray Ellis ne veut plus entendre parler de Billie Holiday et de ce disque une fois termin\u00e9. Mais quand par la suite, il le re\u00e7oit, l\u2019\u00e9motion l\u2019envahit : \u201c<strong><em>J\u2019\u00e9tais d\u00e9prim\u00e9 parce que je l\u2019adorais !<\/em>\u201d.<\/strong><\/p>\n<p>Incontestablement, Lady In Satin est un grand disque. Peu importe si Billie fait des fausses notes. Sa voix \u00e0 bout, son \u00e9motion, sa tristesse, son effondrement et sa volont\u00e9 malgr\u00e9 tout de s&#8217;accrocher sont particuli\u00e8rement palpables et bouleversants. Elle meurt l\u2019ann\u00e9e d\u2019apr\u00e8s en 1959, et laisse derri\u00e8re elle <strong>l\u2019une des \u0153uvres artistiques les plus fortes et les plus marquantes<\/strong> dans l\u2019univers des chanteuses de jazz. <strong>Il y a eu Sarah, Ella, Nina\u2026 et avant elles, Billie<\/strong>.<\/p>\n<div class=\"fitvids-video\"><iframe loading=\"lazy\" width=\"533\" height=\"400\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/IQlehVpcAes?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allowfullscreen><\/iframe><\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-11270\" src=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-2.jpg\" alt=\"Billie Holiday - Lady Satin\" width=\"106\" height=\"158\" srcset=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-2.jpg 350w, https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/billie-holiday-lady-satin-2-201x300.jpg 201w\" sizes=\"(max-width: 106px) 100vw, 106px\" \/><\/a><br \/>\n<strong>Julia Blackburn<\/strong><br \/>\n<strong> <em>Lady In Satin &#8212; Billie Holiday<\/em><\/strong><br \/>\n<strong><em>Portrait d\u2019une diva par ses intimes<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>collection Rivages Rouge<\/strong><br \/>\n<strong> <a href=\"http:\/\/www.payot-rivages.net\/\" target=\"_blank\">\u00e9ditions Payot &amp; Rivages<\/a><\/strong><br \/>\n<strong>Paris, 2015, 332 p. 22 \u20ac.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>S\u00e9lection totalement suggestive de quelques titres <\/strong>:<\/p>\n<p><strong><em>Easy Living<\/em><\/strong>. Teddy Wilson &amp; his orchesrta (Lester Young, saxo). New York, juin 1937<br \/>\n<strong><em>The Man I Love<\/em><\/strong>. Billie Holidays &amp; her orchestra (L. Young, saxo). New York, d\u00e9c 1939<br \/>\n<strong><em>Stange Fruit. <\/em><\/strong>Billie Holiday &amp; her orechestra. N.Y, avril 1939<br \/>\n<strong><em>Don\u2019t Explain.<\/em><\/strong> New York, ao\u00fbt 1945<br \/>\n<strong><em>You Go To My Head. <\/em><\/strong>Billie &amp; her orechestra. Mai 1938<br \/>\n<strong><em>All Of Me.<\/em><\/strong> N.Y, mars 1941<br \/>\n<strong><em>God Bless The Child. <\/em><\/strong>N.Y, mai 1941<br \/>\n<strong><em>My Man.<\/em><\/strong> N.Y, d\u00e9cembre 1948<br \/>\n<strong><em>I\u2019m Fool to Want You. <\/em><\/strong>Album <em>Lady In Satin<\/em>. 1958<br \/>\n<strong><em>You\u2019ve Changed.<\/em><\/strong> Album <em>Lady in Satin<\/em>. 1958<br \/>\n<strong><em>The End of a Love Affair. <\/em><\/strong>Album <em>Lady in Satin. <\/em>1958<\/p>\n<div style=\"margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;\" class=\"sharethis-inline-share-buttons\" ><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Billie Holiday aurait eu 100 ans le 7 avril 2015. 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