{"id":10873,"date":"2014-10-31T14:38:24","date_gmt":"2014-10-31T13:38:24","guid":{"rendered":"http:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/?p=10873"},"modified":"2015-12-26T12:19:33","modified_gmt":"2015-12-26T11:19:33","slug":"pitchfork-jour-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/pitchfork-jour-1\/","title":{"rendered":"Pitchfork Paris, jour 1"},"content":{"rendered":"<p><strong><em>Depuis 2011 le festival am\u00e9ricain d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent \u00e0 Chicago \u2013 o\u00f9 le magazine <a href=\"http:\/\/pitchfork.com\/\" target=\"_blank\">Pitchfork<\/a> est bas\u00e9 -, a \u00e9galement un petit fr\u00e8re sur le Vieux Continent : \u00e0 Paris (unique lieu europ\u00e9en pour le festival) , \u00e0 la Grande Halle de la Villette plus pr\u00e9cisement. Le <a href=\"http:\/\/pitchforkmusicfestival.fr\/\" target=\"_blank\">Pitchfork Music Festival Paris<\/a>\u00a0se tient cette ann\u00e9e du 30 octobre au 1er novembre, et s\u2019annonce d\u00e9j\u00e0 comme l\u2019un des \u00e9v\u00e8nements musicaux incontournables de l\u2019automne. A l\u2019image du magazine, la programmation du festival se veut r\u00e9solument \u00e9clectique\u00a0: rock ind\u00e9, electro, folk\u2026 Alors, premier jour, c\u2019est parti\u00a0!<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Il n&#8217;y a pas de v\u00e9ritables t\u00eates d\u2019affiches qui se distinguent, except\u00e9 peut \u00eatre James Blake, mais c\u2019est une volont\u00e9 assum\u00e9e des organisateurs. Le lieu, la Grande Halle, ne s\u2019y pr\u00eate d\u2019ailleurs pas vraiment. Le Pitchfork, ce n\u2019est ni <a title=\"Rock en Seine 2013 : jour 1\" href=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/musique\/rock-en-seine-jour-vendredi-2013\" target=\"_blank\">Rock en Seine<\/a>, ni S<a title=\"Solidays 2014 \u2013 Report\" href=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/musique\/solidays-2014-report\" target=\"_blank\">olidays<\/a>. Et c\u2019est ce qui en fait tout son charme et son int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<p><strong><em>Les bouillonnants <\/em>Ought<em> ouvrent le bal<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>18h30<\/strong>\u00a0: Le groupe <strong><em>Ought<\/em><\/strong> d\u00e9boule sur sc\u00e8ne, et le moins que l\u2019on puisse dire c\u2019est qu\u2019ils veulent mettre le feu \u00e0 cette immense Halle de la Villette\u00a0! Ce groupe aux multi-nationalit\u00e9s (un Am\u00e9ricain, un Australien qui vivent \u00e0 Montr\u00e9al) a la dure charge de lancer le Festival. Mais les m\u00e9lodies rock m\u00eal\u00e9es \u00e0 des sons punk, \u00e0 l\u2019image de l\u2019ent\u00eatant <em>Pleasant Heart<\/em>\u00a0et des chansons o\u00f9 le chanteur Tim Beeler s\u2019essaye presque \u00e0 la <em>protest song<\/em> \u00e0 la Dylan en \u00ab\u00a0parlant\u00a0\u00bb plus qu\u2019en chantant le texte (<em>Habit<\/em>), font imm\u00e9diatement mouche. Pas de r\u00e9pit. Que du gros son. Leur musique rude et <em>catchy<\/em> lance d\u00e9finitivement le Pitchfork.<\/p>\n<p><strong><em>Le romantisme assum\u00e9 de <\/em>How To Dress Well<\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/pitchfork-james-blake.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-10884\" src=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/pitchfork-james-blake.jpg\" alt=\"How To Dress Well\" width=\"214\" height=\"161\" srcset=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/pitchfork-james-blake.jpg 500w, https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/pitchfork-james-blake-399x299.jpg 399w, https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/pitchfork-james-blake-400x300.jpg 400w\" sizes=\"(max-width: 214px) 100vw, 214px\" \/><\/a>19h00<\/strong>\u00a0: Je me dirige vers le <em>Green Stage <\/em>o\u00f9 <strong><em>How to Dress Well<\/em><\/strong> se pr\u00e9pare. Pour \u00eatre honn\u00eate, je ne suis pas un hyper fan du groove de cet Am\u00e9ricain que je trouve parfois un peu sirupeux \u00e0 la limite d\u2019un Justin Timberlake. Et bien rat\u00e9 ! Premi\u00e8re bonne surprise. Sa belle voix, assez fragile, parfois haut perch\u00e9, projette de mani\u00e8re surprenante. De plus, il d\u00e9ploie une \u00e9nergie fi\u00e9vreuse, presque romantique, combative et planante \u00e0 la fois. Sans complexe d\u2019\u00eatre\u00a0<em>too much<\/em>. Et finalement tr\u00e8s communicative et \u00e9tonnamment chaleureuse. A suivre\u2026<\/p>\n<p><strong><em>La \u00ab\u00a0claque\u00a0\u00bb <\/em>The Notwist<\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/pitchfork-the-notwist.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-10883\" src=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/pitchfork-the-notwist.jpg\" alt=\"The Notwist\" width=\"210\" height=\"157\" srcset=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/pitchfork-the-notwist.jpg 500w, https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/pitchfork-the-notwist-399x299.jpg 399w, https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/pitchfork-the-notwist-400x300.jpg 400w\" sizes=\"(max-width: 210px) 100vw, 210px\" \/><\/a>19h40<\/strong>\u00a0: oui, tout est \u00e0 l\u2019heure pile au Pitchfork\u00a0! Et ce sont des Allemands que l\u2019on attend, alors autant vous dire qu\u2019on ne rigole pas sur les horaires\u00a0! Les tr\u00e8s rares <strong>The Notwist <\/strong>\u00e0 la longue carri\u00e8re (25 ans qu\u2019ils roulent leur bosse) font un show hyper pro, et balancent la sauce. Les \u00ab\u00a0anciens\u00a0\u00bb assurent franchement, prouvent qu\u2019ils en ont encore sous la p\u00e9dale <em>wah wah<\/em> et emballent facilement la Grande Halle. Des sons de guitares satur\u00e9es, des rythmes tribaux, de l\u2019\u00e9l\u00e9ctro et du rock, des voix parfois douces, le tout donne un melting-pot mi-angoissant, mi-festif. C\u2019est la recette r\u00e9ussie de cet \u00e9tonnant groupe hybride.<\/p>\n<p><strong><em>La Pause\u00a0?<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>20h30<\/strong>\u00a0: je commence \u00e0 fatiguer. Je regarde la prog :\u00a0<strong><em>War on The Drugs<\/em><\/strong>. Ok. Je vais faire hurler les fans (\u00e0 juste titre), mais sa guitare &#171;Dire Straits&#187; ne m\u2019emballe pas des masses. Il para\u00eet qu\u2019il faut faire des choix dans la vie\u00a0! Je d\u00e9cide donc d\u2019aller poser mes fesses dans l\u2019espace VIP et \u00e9couter d\u2019une oreille distraite. Et puis, il fait soif\u2026<\/p>\n<p><strong><em>Mes oreilles sont mortes\u2026<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>21h20<\/strong>\u00a0: <strong>Mogwai<\/strong>. Comment vous dire\u2026je vais vous parler d\u2019un temps que les moins de 20 ans\u2026patati\u2026patata\u2026bref, cela doit faire quinze ans que je n\u2019ai pas vu ce groupe. J\u2019attends donc les Ecossais avec une impatience non dissimul\u00e9e. Leur musique planante est certes envo\u00fbtante mais\u2026euh\u2026les gar\u00e7ons, vous avez pens\u00e9 \u00e0 nos oreilles\u00a0??? La grande blague se r\u00e9pand imm\u00e9diatement sur les r\u00e9seaux sociaux, si t\u2019as oubli\u00e9 tes Qui\u00e8s pour Mogwai, t\u2019es sourd\u2026 En tout cas, leur rock lancinant et mystique, leur musique faite d\u2019ombres et de souvenirs d\u2019outre-tombe, annoncent d\u00e9j\u00e0 qu\u2019Halloween approche \u00e0 grands pas, et enveloppent la Grande Halle d\u2019une atmosph\u00e8re presque surr\u00e9aliste.<\/p>\n<p><strong><em>L\u2019\u00e9nergie sauvage de <\/em>Jon Hopkins<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>\u00a022<\/em><\/strong><strong>h30\u00a0<\/strong>: retour sur le <em>Green stage<\/em> pour <strong><em>Jon Hopkins<\/em><\/strong>. Le producteur et DJ anglais nous d\u00e9livre un set m\u00e9morable. Lanc\u00e9 \u00e0 pleine vitesse, aid\u00e9 par des superbes visuels, Jon Hopkins tient la Halle dans sa main et fait danser tout le monde. Impossible de lui r\u00e9sister. Sur une superbe vid\u00e9o d\u2019un <em>skater<\/em> traversant des paysages arides et des banlieues am\u00e9ricaines sans \u00e2mes dans une ambiance rude et romantique \u00e0 la Gus Van Sant, Jon Hopkins balance une techno folle et tenace, grand public et pointue, originale et primitive\u2026 Il continue son set toujours illustr\u00e9 par des belles vid\u00e9os (une fille et un gar\u00e7on semblent s&#8217;aimer et se d\u00e9chirer, des sc\u00e8nes de danses, des visuels abstraits entre la <em>data-concept<\/em> et l\u2019ADN\u2026), explosif, vigoureux, brut. Implacable.<\/p>\n<p><strong><em>Le \u00ab\u00a0prince\u00a0\u00bb James<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/pitchfork-how-to-dress-well.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-10882\" src=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/pitchfork-how-to-dress-well.jpg\" alt=\"James Blake\" width=\"206\" height=\"154\" srcset=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/pitchfork-how-to-dress-well.jpg 500w, https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/pitchfork-how-to-dress-well-399x299.jpg 399w, https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/wp-content\/uploads\/pitchfork-how-to-dress-well-400x300.jpg 400w\" sizes=\"(max-width: 206px) 100vw, 206px\" \/><\/a>23h20<\/strong>\u00a0: l\u2019heure a sonn\u00e9. Place au <em>Sir<\/em> <strong>James Blake<\/strong>. Je <a title=\"James Blake au Trianon\" href=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/musique\/james-blake-au-trianon\" target=\"_blank\">l\u2019avais vu au Trianon<\/a>, et j\u2019attends de voir ce qu\u2019il peut donner dans le cadre d\u2019un festival. Pas d\u00e9sar\u00e7onn\u00e9 par le set fi\u00e9vreux de haute vol\u00e9e que vient de nous balancer son compatriote Hopkins, l\u2019Anglais commence par, lui aussi, une m\u00e9lodie lourde et des basses tr\u00e8s profondes. Transition parfaite. Et quand les premi\u00e8res notes de <em>Limit To Your Love<\/em> r\u00e9sonne, l\u2019\u00e9motion grimpe jusqu\u2019en haut de mon cr\u00e2ne. Est-ce parce que je suis fan de cette chanson\u00a0? Ou parce que j\u2019ai vu le clip 200 fois\u00a0? Ou est-ce l\u2019apanage de toute chanson hors-norme, r\u00e9ussie\u00a0? Le spleen de James, son incandescence, son <em>dub-step<\/em> lourd, sa fa\u00e7on de <em>falling <\/em>(mot \u00e0 peu pr\u00e8s pr\u00e9sent dans toutes ses chansons), sa voix douce et puissante le rendent toujours aussi magn\u00e9tique. La sublime <em>Overgrown<\/em> finit par emballer tout le monde\u2026 <em>there&#8217;s no limit to my love<\/em>\u2026<\/p>\n<p>Ce soir,<a title=\"Pitchfork Paris, jours 2 et 3\" href=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/musique\/pitchfork-paris-2014-jours-2-et-3\" target=\"_blank\"> jour 2 <\/a>avec \u00e9galement une programmation de feu : Belle &amp; Sebastian, Chvrches, St Vincent&#8230;\u00a0<em>Keep in touch<\/em>&#8230;<\/p>\n<p><em><strong>Report des Jours 2 et 3 :<\/strong> <a title=\"Pitchfork Paris, jours 2 et 3\" href=\"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/musique\/pitchfork-paris-2014-jours-2-et-3\" target=\"_blank\"><strong>ici !<\/strong><\/a><\/em><\/p>\n<p>Concerts en live visibles sur :<a href=\"http:\/\/culturebox.francetvinfo.fr\/festivals\/pitchfork-music-festival\/\" target=\"_blank\">\u00a0culturebox.francetvinfo.fr<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div style=\"margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;\" class=\"sharethis-inline-share-buttons\" ><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis 2011 le festival am\u00e9ricain d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent \u00e0 Chicago \u2013 o\u00f9 le magazine Pitchfork est bas\u00e9 -, a \u00e9galement un<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":12063,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[10,15,9],"tags":[1547,1548,1549,1550,109,272,367,924,1320,1379,1546],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"3.0.2","language":"ru","enabled_languages":["fr","ru"],"languages":{"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":false},"ru":{"title":false,"content":false,"excerpt":false}}},"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10873"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10873"}],"version-history":[{"count":35,"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10873\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10944,"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10873\/revisions\/10944"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12063"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10873"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10873"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.horsdoeuvre.fr\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10873"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}