Edito — A chacun son (dé)confinement…

Certains/aines d’entre nous vivent, ont vécu, le confinement dans une grande solitude.

D’autres dans une cage dorée.

D’autres dans une promiscuité forcée.

Certains/aines continuent à se rendre à leur travail au péril de leur vie.

D’autres doivent gérer enfants et travail en solo.

Certains/aines télétravaillent avec plus ou moins de facilité avec pour seuls collègues, leur mec, leur meuf, leurs gosses, et même Raminagrobis qui dort sur leur ordi.

Certains/aines ont découvert les apéros en visio.

D’autres le chant des oiseaux.

Certains/aines voudraient juste se changer les idées, aller en festival, marcher dans une forêt, cueillir des fleurs, voyager, continuer à rêver.

Certains/aines se sont fait la malle.

D’autres ont la peur au ventre.

Certains/aines sont devenus hyper créatifs.

D’autres n’ont fait qu’errer chez eux en slip ou en sous-tif.

Certains/aines se gavent d’injustices sociales, s’empiffrent, s’y vautrent, jusqu’à l’indigestion.

Certains/aines ont perdu leur travail.

D’autres n’ont déjà plus de quoi manger.

Certains/aines voudraient dire leur rage ou leurs coups de blues, se cogner contre les murs, les faire tomber, et pleurer.

D’autres préparent la révolution…

Mais tous, nous voulons à nouveau serrer une main amie, nous prendre dans les bras les uns des autres, l’âme et le visage à nu, nous aimer, nous haïr, nous retrouver, nous embrasser, car tout ceci n’est pas une vie.