The Rapture à l’Olympia

Ce 26 avril 2012, les kids (et les moins jeunes !) lookés en slim et baskets étaient venus en groupes piétiner d’impatience devant le n° 28 du très beau mais un peu ennuyeux boulevard des Capucines. Et oui, avant de passer par le Printemps de Bourges le 28 avril, les New-Yorkais de the Rapture s’offraient ni plus ni moins que la salle mythique de l’Olympia. Grande classe ! Leur nouvel album In the Grace of your Love, résolument plus electro que les précédents grâce notamment à la présence du français Philippe Zdar (du groupe Cassius) à la production, ne devrait pas avoir trop de mal à convaincre sur scène un public déjà complètement acquis à leur cause…

D’emblée the Rapture ne fait pas dans la dentelle et décide d’embarquer directement le public avec lui, et commence par « Ze carton » de l’album, la chanson éponyme In the Grace of your Love. Complètement irrésistibles, les premiers accords soulèvent l’Olympia en un hurlement de joie. Pourtant, clairement, le groupe décide de s’en débarrasser, comme pour nous dire « bon, ça c’est fait, elle nous gonfle un peu, on passe aux choses sérieuses, maintenant ?? » et malgré son professionnalisme, n’hésite pas à la bâcler légèrement. Déception ?

La suite prouve le contraire… Petits malins, c’était calculé alors ?! Le groupe n’hésite pas à enchainer anciennes et nouvelles chansons, mélange avec une certaine réussite, rock, punk, pop, electro, groove, et monte d’un cran avec Come back to me et là, c’est franchement dance : ça y est, on est en boîte à Brigthon ! La basse et la batterie carrément funky tout le long du concert flirtent sans complexe avec le disco, pour mieux nous entraîner sur un rythme euphorisant qui ne nous lâche pas jusqu’au final. Le groupe nous sert ses Sail away, Miss you, Never die again, repris en cœur par les agités de la  fosse, bras en l’air et hurlements de conséquence ! La très belle voix de Luke Jenner, lyrique, lancée, à la limite du romantisme et de la mélancolie, toujours juste, se mêle avec une facilité étonnante à cette débauche de funk sexy et ultra dansant. Fort peu loquace, Luke finit par nous lancer quand même un « ça va ? » (in french, please !) : vu les cris obtenus en guise de réponse, ça n’a pas l’air d’aller trop mal…

Le groupe, décidément rusé, balance comme ultime rappel le tubesque, implacable et électrique (non, ça n’a rien à voir avec les Bee Gees !), How deep is your love ? Tiens, c’est à nous qu’il pose la question ? Manifestement oui… L’Olympia surexcité ne se fait pas prier et reprend joyeusement en cœur le refrain « Let me hear that song, ohohohohohoho ! ». Bon Ok les gars, malgré un concert lancé à toute blinde, un peu express et pas très subtil (mais après tout, on n’est pas là pour écouter du Debussy !), on vous aime et on vous l’a prouvé ce soir !

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2 avis pour “The Rapture à l’Olympia

  • 27/04/2012

    Un petit nouveau sur le site ? Super ! ça manque de mâles en folie (dixit Jules)… 😉

  • 27/04/2012

    J’étais au concert, c’était bien sans plus! Par contre je n’ai pas vu « la boite à Brighton », le public était bien mais cela n’a commencé à s’agiter que vers la dernière demi heure.

    Le chanteur avait l’air absent ou agacé par sa guitare ? Je ne sais pas mais j’ai senti comme un ennui de sa part alors que les autres avaient l’air plutot contents. C’est peut etre une vision personnelle mais j’avais l’impression qu’ils etaient pressés d’en finir. Le rappel a sauvé le concert.

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