Rival Sons au Plan

– Bon alors, il était comment ce concert des Rival Sons du 29 avril 2015 au Plan ?

– Mon vieux, c’était… énorme !!

Rival Sons - Le Plan 2015
Rival Sons © manuwino

– Énorme ? Du pur hard rock tu veux dire, « Made in Hellfest » ?

– Non, non… Écoute. Les Rival Sons, on les suit à la rédaction depuis déjà pas mal de temps, un peu plus d’un an en fait, découverts je ne me souviens même plus comment, un vrai coup de cœur collectif. Je crois d’ailleurs que c’est ça la spécificité d’un groupe comme Rival Sons, leurs morceaux sonnent instantanément comme des grands classiques du rock sans pour autant être des plagiats. Tiens, prends White Noise ou Burn Down Los Angeles, extraits de leur 2ème l.p, Pressure & Time, j’avais dû les entendre une fois à tout casser et hier, tout de suite, j’ai eu l’impression d’avoir écouté ça toute ma vie.

–   Mais tu les avais déjà vus sur scène ?

Rival Sons - Le Plan 2015
Rival Sons © manuwino

–   Oui, au Trianon, à Paris, en novembre 2014, un bon concert, rien à dire, et pourtant sans comparaison possible. Au Trianon, Jay Buchanan paraissait lutter avec sa voix, tirait un peu sur les aigus ; la track list semblait compacte, calquée sur leur dernier album, Great Western Walkyrie, pourtant ce n’était pas le cas, juste une impression. Hier, c’était puissant et ce dès l’arrivée du groupe sur scène (même petite intro façon « Le bon, la brute et le truand », ambiance western et grands espaces), Buchanan était branché sur secteur, mojo réglé au maximum, niveau Robert P. lorsque il hurlait « Shake for me girl ! »

–  Whole Lotta Love ! Respect… Rival Sons, on a toujours envie de les comparer à Led Zeppelin non ?

–  C’est vrai, mais sans être réducteur, finalement, on a peut-être enfin trouvé leur dignes héritiers, un chouillat moins inventifs bien sûr mais tout aussi sincères et doués. Hier, je voyais les visages réjouis d’ados, de quinquas (je crois même avoir croisé Francis Zegut !) : ils étaient vraiment heureux, ils exultaient, chantaient en chœur qu’on leur demande ou pas, je crois que les Rival Sons eux-mêmes ont été impressionnés. Parce que le rock c’est ça : un mec pris de convulsions au milieu de guitares hurlantes, le visage renversé en arrière, la mèche dégoulinante lui brouillant la vue, le torse trempé de sueur, qui finit par tomber, pâmé, agonisant (ou les deux), avant de se relever, l’air de rien, pour faire un bœuf avec des types tout aussi déchirés que lui.

Rival Sons - Le Plan 2015
Rival Sons © manuwino

–  Bons zicos ?

–  Excellents ! Au fil des albums, au fil des concerts, des changements de look (Buchanan a quand même troqué ses « cheveux longs pattes d’eph » pour un look « dandy rock sexy », Scott Holiday quant à lui confirme), le groupe n’arrête pas de progresser. L’ensemble donnait vraiment une impression de cohérence, de facilité, avec des mini interludes sur fond de chants d’oiseau qui leur permettaient de respirer quelques instants, de changer d’instruments. Il y a d’ailleurs eu de très beaux moments acoustiques (magnifique Where I’ve Been) où les percussions se faisaient légères, presque orientales, avec contrebasse électrique, tambourin et melodica, ce qui permettait des arrangements plus subtils et laissait la voix de Jay Buchanan de s’épanouir, pure et sensuelle…

–   Arrête !

–   Il faut dire que l’acoustique de ce nouveau Plan (un grand complexe polyvalent inauguré en septembre 2014) est vraiment parfaite, idéale pour ce genre de concert.

–   Oh, la ferme ! Ils reviennent quand ?

–   Le 4 juillet 2015, au Main Square Festival d’Arras. Je crois qu’ils n’arrêtent jamais de tourner, ou presque !

Un grand merci à l’excellent photographe Manuwino pour ces magnifiques photos :
http://manuwino.com
http://facebook.com/manuwino

www.rivalsons.com
Before The Fire, 2009
Pressure & Time, 2011
Head Down, 2012
Great Western Walkyrie, 2014

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