Jack White, le concert

Dimanche 22 avril 2012, la Cigale faisait salle comble et scandait à pleins poumons le nom d’une des rares icônes du rock actuel à ne pas posséder de carte vermeil : Jack White. Pour accueillir Mister White Stripes, lord of the Dead Weather et des Raconteurs : c’était serré, compact, chauffé à blanc.

C’est à celui qui gueulera le plus fort pour être pris en stop par le Blunderbus(s) de White. Et voilà son conducteur… Long, visage pâle et cheveux corbeau, chemise sombre et costume bleu glacier – Jack a des bleus à l’âme et il veut que ça se voie – il ne lui manque que le fusil auquel l’album doit son nom. D’ailleurs, il ne faut pas s’y fier, sa silhouette évoque un personnage de Tim Burton, mais sa musique est un rouleau compresseur dopé à la nitroglycérine.

On commence par un morceau des White Stripes, on enchaîne sur Sixteen Saltines…  Le son est fort, puissant, ça va vite, tout le temps. Alors que l’album décline un retour aux sources du psychédélisme et de la soul, sur scène, White balance des uppercuts sans demander son reste. Le hasard aussi, peut-être… Jack White se produit en alternance avec un groupe entièrement féminin ou masculin. Pas de jeunes filles en fleurs à Paris, mais des musiciens tout en muscles, prêts à en découdre, et pas vraiment de la dentelle. Pas de doutes, ici on pilonne sec et White dégoupille la grenade avec les dents avant de tout faire exploser.

C’est jubilatoire et ça marche ! La salle est en transe et beugle comme il faut (on note néanmoins certaines poches de résistance, capables de ne pas balancer furieusement la tête; ils sont très forts, probablement surentraînés…). Pas de quartier : White justifie sa reprise des Dead Weather, I Cut like a buffalo, et sort l’artillerie lourde… “The mirror is a trigger and your mouths a gun…”. Là, ça marche peut-être un peu moins bien sur un rythme survolté mais c’est l’occasion pour certains de découvrir Two against one, sans doute le meilleur morceau de l’album Rome de Danger Mouse et Daniele Luppi… La salle crie toujours plus fort…

Alors, sans fausse nostalgie, Jack White n’hésite pas à mettre en branle sa Seven Nation Army, laissant définitivement les White Stripes derrière lui. La Cigale chante, hurle : “I’m gonna fight’ em off, a seven nation army couldn’t hold me back…” Ce sera le seul rappel, c’est un peu court, un peu chronométré. Dommage, car le rock, le vrai, rien ne devrait pouvoir l’arrêter…

Frustrés ? Jack White sera en concert aux Eurockéennes de Belfort et à l’Olympia en juillet 2012.

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